Un LEP rempli à son plafond de 10 000 euros rapporte 250 euros nets par an au taux actuel de 2,5 %. Ce taux s’applique depuis le 1er février 2026 et reste fixé jusqu’au 31 janvier 2027. Aucun impôt ni prélèvement social ne réduit ce gain : la totalité des intérêts revient à l’épargnant. Le calcul précis varie selon la date des dépôts et retraits, ainsi que l’historique du taux sur l’année.
Le calcul : 10 000 euros à 2,5 %, combien ça fait ?
La formule reste simple : capital placé multiplié par le taux annuel. Pour un LEP plein toute l’année à 2,5 %, l’opération donne 10 000 € x 2,5 % = 250 euros d’intérêts nets. Le même raisonnement s’applique à un capital plus modeste : 5 000 € placés au même taux rapportent 125 € sur douze mois. Pour visualiser l’effet cumulé sur plusieurs années plutôt qu’une simple année, un simulateur d’intérêts composés permet d’affiner cette projection.
L’année 2026 illustre bien la nuance à apporter à ce calcul. Le taux du LEP est passé de 2,7 % à 2,5 % le 1er février, ce qui donne pour l’année civile complète un résultat différent : (10 000 € x 2,7 % x 1/12) + (10 000 € x 2,5 % x 11/12), soit environ 251,67 euros. Un épargnant qui détient son LEP au plafond depuis le 1er janvier touche un peu plus que le taux affiché ne le laisse supposer.
Pourquoi le montant réel dépend de la date du dépôt ?
Les intérêts du LEP ne se calculent pas au jour le jour mais par quinzaine, le 1er et le 16 de chaque mois. Deux dépôts identiques versés à quelques jours d’écart ne produisent pas le même gain la première année :
- Un dépôt effectué entre le 1er et le 15 du mois porte intérêt dès le 16.
- Un dépôt effectué à partir du 16 produit ses premiers intérêts le 1er jour du mois suivant.
- Un retrait réalisé jusqu’au 15 prend pour date de valeur le dernier jour du mois précédent.
- Un retrait réalisé à partir du 16 prend pour date de valeur le 15 du mois en cours.
Cette règle explique pourquoi deux épargnants au même plafond de 10 000 € affichent, au 31 décembre, des intérêts capitalisés qui diffèrent de quelques euros.
Un taux qui a déjà changé trois fois en 2025 et 2026
Le taux du LEP n’est pas figé. L’État le révise pour qu’il reste au moins égal au taux du Livret A majoré de 0,5 point ou à la moyenne de l’inflation hors tabac du semestre précédent si ce calcul se révèle plus favorable à l’épargnant.
| Date | Taux du LEP |
|---|---|
| Janvier 2025 | 4 % |
| 1er février 2025 | 3,5 % |
| 1er août 2025 | 2,7 % |
| 1er février 2026 | 2,5 % |
| 1er août 2026 | 2,5 % (maintenu) |
Cette révision semestrielle rend impossible tout calcul fiable du rendement d’un LEP plein sur plusieurs années. Seul le montant de l’année en cours s’estime avec précision.
12 millions de Français détenaient un LEP en juin 2025, alors que 8 millions de foyers supplémentaires remplissent les conditions sans en avoir ouvert un, selon la Banque de France.
Que faire quand un LEP plein a atteint son plafond de 10 000 euros ?

Une fois le plafond de versement atteint, la banque refuse tout nouveau dépôt. Les intérêts déjà acquis continuent de se capitaliser et font grimper le solde au-delà des 10 000 €, sans intervention de l’épargnant. Pour se projeter sur des montants plus élevés, les simulations de rendement sur un capital d’un million d’euros donnent un ordre d’idée des écarts entre profils d’épargnant.
Pour l’argent qui ne rentre plus sur le LEP, trois pistes existent :
- Livret A ou LDDS : rémunérés à 1,7 % depuis le 1er août 2026, ils offrent la même liquidité que le LEP, sans condition de revenus.
- Assurance vie en fonds euros : le capital reste garanti et la fiscalité devient avantageuse après huit ans de détention.
- Immobilier locatif : une option réservée aux montants plus importants, avec un risque et une charge de gestion plus élevés.
Le choix dépend de l’horizon de placement. Pour une épargne disponible à tout moment, le Livret A ou le LDDS reste la suite logique du LEP.






