« Manageant » est le participe présent du verbe manager. On l’emploie surtout au gérondif : en manageant une équipe, un responsable définit des priorités et des méthodes pour atteindre les objectifs d’une entreprise. Le mot ouvre donc deux questions : comment l’écrire correctement et que recouvre vraiment l’action de manager.
« Manageant » : le gérondif du verbe manager
Le verbe manager appartient au premier groupe. Il se conjugue comme un verbe régulier en -er, avec l’auxiliaire avoir : je manage, tu manages, il manage, nous manageons, ils managent. Le participe passé donne managé, le participe présent manageant.
La forme en manageant est un gérondif. Elle exprime la manière ou la simultanéité : « en manageant à distance, elle a maintenu la cohésion du groupe ». Le terme garde son sens d’origine anglaise, où to manage signifie à la fois gérer, diriger et organiser.
Manageur, manageuse : le nom derrière le verbe
Au-delà du verbe, le mot désigne aussi la personne. La Commission de terminologie a validé en 2000 les formes françaises manageur au masculin et manageuse au féminin. L’usage courant garde souvent l’anglais manager, mais les deux orthographes restent correctes.
Manager une équipe, concrètement

Manager, c’est conduire un groupe de travail vers un résultat commun. Le manager fixe des objectifs, répartit les tâches et suit les performances. Son rôle dépasse la simple gestion technique : il fédère, décide et arbitre. Les contraintes changent aussi selon le contexte, et manager une équipe multiculturelle demande par exemple des réflexes spécifiques.
Les écoles de commerce décrivent cinq fonctions clés. Le planning trace le plan d’action. L’organisation rassemble les ressources humaines et matérielles. Le recrutement sélectionne et motive les collaborateurs. La direction oriente le travail au jour le jour. La supervision mesure les résultats face aux objectifs. Ces activités forment un tout : aucune ne fonctionne sans les autres.
On distingue aussi le management opérationnel, qui pilote la gestion courante (recrutement, reporting, prix), du management stratégique, réservé aux grandes décisions de la direction comme un rachat ou l’ouverture d’une filiale.
Les styles de management
Il n’existe pas un seul bon style. Le choix dépend du contexte, de l’équipe et des enjeux. Le périmètre du poste joue aussi : la différence entre lead manager et sales manager illustre à quel point un même titre peut recouvrir des réalités distinctes. Voici les quatre approches les plus répandues.
| Style | Principe | Adapté quand |
|---|---|---|
| Hiérarchique | Décisions descendantes, autorité forte | Structures formelles, cadres réglementés |
| Participatif | Les équipes sont consultées | Innovation, climat de confiance |
| Par objectifs | Cibles précises par collaborateur | Autonomie, mesure de la performance |
| Agile | Décision rapide, fonctionnement itératif | Secteurs mouvants, technologie |
Un même responsable alterne souvent ces styles selon les situations. La rigidité d’hier laisse place à un management plus souple, centré sur l’humain.
Les qualités qui font un bon manager
Trois compétences reviennent dans toutes les analyses : la communication, le leadership et l’intelligence émotionnelle. Un bon manager fixe des objectifs clairs, du type SMART, et reste disponible pour le feedback.
Un leader sait ce qu’il faut faire ; un manager sait comment le faire.
Il travaille en équipe et délègue sans crainte. Il crée un environnement où chacun se sent respecté. Il agit en coach, transforme les talents individuels en performance collective et continue de développer ses propres compétences. Le management ne s’improvise pas : il s’apprend, se corrige et se perfectionne avec l’expérience.






