Grille de salaire 2024 de la convention collective des 5 branches

La convention collective des 5 branches des industries alimentaires diverses fixe pour 2024 une échelle de salaires bruts mensuels allant de 1 781,92 euros à 5 202,37 euros. Ce barème découle de l’avenant n° 22 du 19 janvier 2024, applicable au 1er janvier 2024. Il concerne les entreprises rattachées à l’IDCC 3109 (brochure 3384), de l’ouvrier au cadre dirigeant.

Ce que recouvre la convention des 5 branches

Un réserviste de l’armée française en uniforme consulte un tableau de salaires à un bureau bien rangé, éclairé par la lumière douce d’une fin d’après-midi.

Cette convention collective nationale du 21 mars 2012 regroupe cinq secteurs de l’agroalimentaire : biscotterie et biscuiterie, chocolaterie et confiserie, glaces et sorbets, transformation du thé et du café, ainsi que produits diététiques et de l’enfance. Elle porte le numéro IDCC 3109 et la brochure 3384 au Journal officiel.

Le texte s’applique sur tout le territoire, départements d’outre-mer compris. Il couvre des employeurs majeurs comme Ferrero, Haribo, Mondelez, Nestlé France ou Lesaffre. Chaque salarié relève d’une catégorie, d’un niveau et d’un échelon. Ces éléments figurent sur le contrat de travail et le bulletin de paie. Ils déterminent le salaire minimum applicable.

La grille de salaires 2024 par niveau et échelon

Le barème distingue trois grandes catégories : ouvriers et employés (O/E), techniciens et agents de maîtrise (TAM), puis cadres. Chaque niveau correspond à une plage de points, qui conditionne la rémunération minimale. Le salaire annuel progresse aussi selon l’ancienneté, avec trois paliers pour les non-cadres.

Catégorie Niveau / Échelon Points Salaire mensuel brut 2024 Salaire annuel (≥ 3 ans)
O/E N1 E1 12 à 15 1 781,92 € 23 164,96 €
O/E N2 E2 28 à 31 1 851,92 € 24 074,96 €
O/E N3 E2 40 à 43 1 959,12 € 25 468,56 €
TAM N4 E1 48 à 51 2 056,71 € 26 737,23 €
TAM N5 E2 60 à 63 2 366,27 € 30 761,51 €
TAM N6 E2 68 à 71 2 782,49 € 36 172,37 €
Cadres N7 E1 72 à 75 2 884,39 € 37 497,07 €
Cadres N8 E2 84 à 87 4 156,78 € 54 038,14 €
Cadres N9 E1 88 à 90 5 202,37 € 67 630,81 €

Pour les non-cadres, le salaire annuel garanti augmente avec l’ancienneté. Un salarié de niveau 1 échelon 1 touche 22 630,38 euros entre un et deux ans d’ancienneté, contre 23 164,96 euros au-delà de trois ans. Les cadres relèvent d’un montant annuel fixe, sans variation selon ce critère.

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Comment lire la grille

Le niveau dépend du poste et des responsabilités, l’échelon affine le positionnement à l’intérieur du niveau. La plage de points sert de repère pour situer un emploi. Un agent de conditionnement débutant se place souvent en bas de la catégorie O/E. Un responsable de production rejoint la catégorie cadres. La logique reste la même que pour d’autres barèmes publics, comme la grille de salaire d’un réserviste dans l’armée de terre, où niveau et échelon fixent la rémunération. En cas de doute sur son positionnement, le service des ressources humaines reste l’interlocuteur direct.

Primes et indemnités prévues en 2024

L’avenant fixe aussi une assiette de prime par niveau pour les non-cadres. Cette base sert au calcul de certaines primes conventionnelles. Elle s’échelonne de 970,63 euros pour le niveau 1 échelon 1 à 1 766,23 euros pour le niveau 6 échelon 2.

Les principales valeurs 2024 par catégorie :

  • Niveau 1 (O/E) : de 970,63 € à 1 082,02 € selon l’échelon
  • Niveau 3 (O/E) : de 1 177,49 € à 1 198,70 €
  • Niveau 4 (TAM) : de 1 214,62 € à 1 326,00 €
  • Niveau 6 (TAM) : de 1 649,54 € à 1 766,23 €

L’indemnité forfaitaire mensuelle pour les opérations d’habillage et de déshabillage reste fixée à 8,40 euros au 1er janvier 2024. Elle compense le temps passé à enfiler une tenue de travail obligatoire, fréquente dans l’agroalimentaire pour des raisons d’hygiène.

Articulation avec le SMIC et recours possibles

Les salaires conventionnels constituent un plancher propre à la branche. Ils ne remplacent pas le SMIC : quand un minimum conventionnel passe sous le salaire légal, c’est le SMIC qui s’applique. Plusieurs premiers échelons de la grille 2024 se retrouvent ainsi rattrapés par les revalorisations automatiques du salaire minimum légal. Ces montants restent exprimés en brut : pour estimer le revenu réellement perçu, mieux vaut convertir un salaire brut proche en net avant toute comparaison.

Un salaire inférieur au minimum conventionnel ouvre droit à un rappel de salaire sur trois ans devant le conseil de prud’hommes.

Le salarié qui constate un écart commence par alerter le service paie, souvent à l’origine d’une simple erreur. Il garde la possibilité de saisir l’inspection du travail, de consulter un représentant syndical puis, en dernier recours, d’engager une action prud’homale. L’employeur qui verse une rémunération sous le barème étendu s’expose à une amende prévue par le Code du travail.

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