Point relais colis, la rémunération réelle par colis

Un point relais touche entre 0,20 et 3,60 euros par colis selon le poids et le transporteur choisi. Ce tarif se traduit en quelques dizaines à plusieurs centaines d’euros par mois pour un particulier et jusqu’à plus de 1000 euros pour un commerce à fort passage. L’écart s’explique par le volume de colis traité, la surface de stockage disponible et le nombre de réseaux partenaires.

Le tarif par colis, du particulier au commerçant

La rémunération dépend d’abord du profil du relais. Un particulier inscrit sur une application comme Welco ou Pickme perçoit entre 0,20 et 0,40 euro par colis, quel que soit le poids. Un commerce partenaire de Mondial Relay ou de Relais Colis touche en moyenne 0,30 à 0,50 euro pour un colis standard, un montant qui grimpe jusqu’à 3,60 euros pour les formats lourds ou volumineux. Le poids du colis reste le critère qui fait le plus varier le tarif.

Profil du relais Rémunération par colis Revenu mensuel moyen
Particulier (Welco, Pickme) 0,20 à 0,40 € 20 à 150 €
Commerce, colis standard 0,30 à 0,50 € 200 à 400 €
Commerce, fort volume ou colis lourds jusqu’à 3,60 € plus de 1000 €

Combien rapporte un point relais tenu par un particulier ?

Les cas réels donnent une idée plus juste que les moyennes affichées par les plateformes. Hugo, plombier reconverti près de Lyon, gère entre vingt et trente colis par jour pour Welco et perçoit entre 100 et 150 euros chaque mois. Christine, retraitée dans l’Eure, traite environ soixante-dix colis mensuels et touche autour de 28 euros, un complément qu’elle consacre à ses péages de vacances.

C’est un petit complément. Cela me paie mes péages quand je pars en vacances.

Selon Welco, un relais particulier traite en moyenne 47 colis par mois, soit un revenu net proche de 19 euros. Le seuil fiscal fixe une limite naturelle à cette activité : en dessous de 3000 euros de gains annuels, les revenus des relais particuliers échappent à l’impôt. Il faudrait traiter environ 625 colis par mois, soit trente à quarante par jour, pour dépasser ce plafond, un rythme que peu de foyers atteignent. Pour un vrai complément de revenu, mieux vaut regarder du côté des métiers d’auto-entrepreneur qui rapportent le plus.

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Les commerces captent une rémunération nettement supérieure

Un commerce dispose d’un espace de stockage plus grand et d’horaires déjà établis, deux atouts qui expliquent l’écart de revenu. Une boutique équipée pour Mondial Relay ou Pickup gagne en moyenne entre 200 et 400 euros par mois, un montant qui dépasse 1000 euros dans les zones à fort passage ou en période de fêtes. Le gain ne s’arrête pas là : selon Relais Colis, 40 % des clients qui viennent chercher un colis en boutique achètent un produit au même moment. Ce trafic additionnel pèse souvent plus lourd dans le calcul de rentabilité que la commission versée par colis. Ce même principe de revenu d’appoint modeste mais régulier se retrouve dans d’autres petits commerces, comme une station de lavage auto, dont la rentabilité mensuelle suit une logique comparable.

Une rentabilité à mesurer au-delà du chiffre affiché

Le montant perçu par colis masque une charge de travail réelle : réception, scan, rangement, puis remise au client aux horaires qui l’arrangent. Ramenée au temps passé, la rémunération horaire reste modeste, surtout pour un particulier qui traite un faible volume. Avant de se lancer, quelques points méritent d’être pesés :

  • Le temps quotidien disponible pour accueillir les clients aux horaires demandés par les transporteurs
  • L’espace de stockage réel, à l’écart du passage, pour protéger les colis en attente
  • Le nombre de plateformes ou de réseaux cumulés, qui augmente le volume traité
  • L’impact sur la vie privée pour un point relais installé au domicile
  • Pour un commerce, le supplément de trafic généré par les clients venus récupérer un colis

Le point relais reste un revenu d’appoint plutôt qu’une activité à part entière. Sa rentabilité tient moins au tarif par colis qu’à la régularité du flux et, pour un commerce, à la clientèle supplémentaire qu’il attire.

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